10kmRoute26.09.2026RouenNormandie

10km de Rouen

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Un 10km roulant dans les rues de Rouen, avec quelques difficultés dans la première partie du parcours et un public au rendez-vous qui rend ce format nocturne très réussi.

Longueur10km
Dénivelé+23 m
TerrainRoute
Date habituelleFin septembre
Dossard31€
On y va pour…Verdict complet ↓
Le chrono4
L'ambiance4
La carte postale3
Les prestations2
Mon objectif
PlaisirIntermédiaireChrono
Mon chrono
41min 26sNouveau RP ✓
Chaussures
Asics Magic Speed 4

La course

Notre course s’inscrit dans le week-end de running annuel de la capitale normande « Seine-Marathon 76 » : courses enfants le samedi après-midi, 5km non chronométré et 10km le samedi soir, semi et marathon le dimanche matin. Près de 20 000 coureurs au total sur ce week-end de fin septembre, le 10km étant l’épreuve la plus importante avec 6500 dossards vendus, soit une centaine de plus que le semi le lendemain matin, tandis que le marathon donnant son nom au week-end rassemble environ 1200 coureurs.

Loin d’être anecdotique en participants, le 10km de Rouen est aussi la distance historique : avant que le Département de la Seine-Maritime ne lance ce week-end de running plus large en 2018, le 10km existait déjà, organisé par l’ASPTT Rouen. Le Seine-Marathon 76 est désormais organisé et produit par une agence privée, Sport Plus Conseil et Organisation, appuyée par deux clubs locaux, l’ASPTT Rouen et le Stade Sottevillais 76, qui apportent l’ancrage FFA et une grande partie des bénévoles. Le Département est le sponsor-titre : il finance une partie de l’événement via un contrat de visibilité qui inclut le nom de la course, à l’image du Département des Alpes-Maritimes pour le marathon Nice-Cannes.

Mon objectif et ma prépa

Ce deuxième semestre 2026, je prépare un bloc comprenant ce 10km, le 20km de Paris deux semaines plus tard et le marathon de Valence en fin d’année. Cela fait un moment que je n’ai pas couru de course en mode « perf » avec des jambes préparées, depuis la Prom’Classic (précédent RP 42:21) en janvier, une bonne surprise réalisée sur les restes de mon bloc Marathon de San Sebastian. Après une tendinite du semi-membraneux en début d’année, j’avais dû réduire le volume et reprendre progressivement avec l’Adidas 10K Paris en juin (43:38) tout en faisant du renforcement en salle 2 fois par semaine.

En juillet, j’avais pu lancer ma prépa avec Runmotion Coach sans accroc jusqu’ici, avec des séances de vitesse engageantes, et un volume hebdomadaire qui est monté jusqu’à 60km avant de baisser pour une semaine d’affûtage avant le 10km de Rouen inscrit en objectif secondaire. Tout était réuni pour que mes nombreux entraînements sur les quais de Seine à Paris puissent payer sur les quais de Seine normands en jour de course, et que je puisse enfin avoir ma première « vraie » performance de l’année 2026.

Y aller en train

Rouen est accessible en train notamment depuis Paris en TER. Compter un peu moins de 2h de train. Ces trains étaient labellisés Intercités jusqu’en 2020, puis la région Normandie les a repris en trains régionaux « TER Nomad » tout en investissant dans le matériel roulant et les services. Contrairement à un TER classique, on a donc une réservation de place assise, du wifi à bord (ne comptez pas trop dessus quand même, le réseau dans la campagne normande n’est pas toujours au rendez-vous) et une machine à café dans le train.

Tous les rendez-vous de la course (retrait des dossards, départ, arrivée & village) se déroulent au même endroit, au niveau de l’Hôtel du Département qui est à une vingtaine de minutes à pied de la gare.

Retrait des dossards et logement

Le retrait des dossards se fait à l’Hôtel du Département de la Seine-Maritime, dans un cadre assez somptueux. Tous les intervenants sont très sympas, du vigile à l’entrée qui nous souhaite une bonne course aux bénévoles. Auparavant, on passe devant les arches de départ et d’arrivée qui sont en cours d’installation, de même que le village d’arrivée.

Pas d’attente (samedi vers 14h30), on présente son QR code de retrait et on récupère le dossard. On passe aussi devant un mur dont le modèle est bien connu dans les villages de course mais cette fois-ci il présente les noms de tous les… bénévoles de l’événement, une bonne idée pour les valoriser !

Ensuite, on passe par le village exposants, comportant une dizaine de stands. On y comprend l’ancrage local de la course qui se revendique « 100% Rouen-Normandie » avec une bonne moitié d’acteurs locaux, associations, et des marques de sport dont le partenaire Decathlon qui a un large stand « magasin » avec des articles de running et le t-shirt Kiprun officiel de la course vendu 13,99€.

La course ayant lieu le soir même, rien de prévu l’après-midi. Je suis à l’Ibis Champs de Mars à une vingtaine de minutes à pied du départ.

Le récit

La course part à 21h, après le départ du 5km à 20h. J’avais quelques inquiétudes dans les jours qui précédaient la course, avec un virus automnal qui m’avait assommé et bloqué ma respiration. La veille, je me suis cogné le pied contre un meuble, l’un de mes orteils prenant depuis la couleur de mes Asics Magic Speed bleues du jour. Mais quelques heures avant le départ, la respiration est tout à fait correcte, et mes orteils sont strappés avec une bande de kiné ce qui les empêche de bouger et atténue la douleur.

Conditions au départ · 26.09.2026 · 21h00
16°Ressenti 16°
Vent
10 km/h N
Rafales
20 km/h
Humidité
84 %
Pluie
0 mm
Ciel
Couvert

Données météo : Open-Meteo.com

Concentré sur ces préparatifs, j’en oublie ma mini caméra qui permet de prendre des photos correctes pendant la course, cet article se contentera donc de photos de nuit pas terribles prises avec mon téléphone quand je le pouvais.

Avant que les sas ouvrent, les coureurs du 10km s’échauffent en face de l’Hôtel du Département. Comme pour beaucoup de courses, il y a de l’attente devant les WC. Il fait quand même assez lourd et je m’aperçois rapidement que j’ai besoin de prendre quelques gorgées d’eau avant le départ : une boulangerie encore ouverte ce samedi soir à 20h30 me permet de récupérer une bouteille in extremis. Les sas ouvrent vers 20h45 : organisés en « T » en face du pont Boieldieu d’où est donné le départ, il faut bien suivre les panneaux pour être du côté de l’entrée du sas. J’entre dans le 3ème sas, pour les coureurs visant jusqu’à 40min. Des meneurs d’allure sont présents dans les différents sas (40/45/50/55/60min).

Les organisateurs insistent fortement sur l’interdiction des écouteurs, règle rappelée à la remise des dossards, par le speaker et des bénévoles qui passent dans les sas. Seuls les écouteurs qui laissent l’oreille libre sont autorisés (ex.: conduction osseuse). C’est probablement lié au parcours nocturne et urbain qui nous attend.

Le pont est surchargé de monde et il y a beaucoup d’ambiance, le speaker arrive à galvaniser tout le monde, il a l’attention de tous les coureurs. Peu sont effectivement dans leur bulle de musique avant départ du fait de la règle !

Le coup de pistolet est donné à 21 heures pile, et les vagues de départ se succèdent rapidement (je suis parti une quarantaine de secondes plus tard). Dans mon sas, le départ est assez rapide, autour de 4:00/km, porté par des coureurs qui sont au-dessus de mon niveau, il faut que je freine un peu pour ne pas partir sur une allure disproportionnée avant le principal dénivelé du parcours. On commence par longer quelques mètres la Seine avant de bifurquer sur la rue de la République pour une montée d’environ 1km, en passant devant la cathédrale de Rouen.

Parcours10,1 km · 1 boucle
123456789
ProfilD+ 23 m · D− 35 m · 10,1 km · calculé par la montre
25 m2 m
0246810,1 km

Fond de carte © contributeurs OpenStreetMap

Arrivé en haut de cette bosse, on entame la descente dans l’autre sens en revenant vers le point de départ. Le peloton commence à s’allonger. Ce n’est pas plus mal car le parcours, qui reste bien éclairé pour le moment, comporte quelques obstacles à surveiller, notamment des poteaux sur la chaussée lors de la descente rue Jeanne d’Arc au début du 2ème km.

En arrivant vers le 3ème km, on longe à nouveau les quais de Seine, remplis de monde, et on a le premier virage en épingle de cette course pour revenir dans l’autre sens qui est aussi un faux plat montant. Parti assez vite et avec une FC qui monte déjà très haut (194 bpm), c’est là que je commence à m’inquiéter pour la suite, pensant que j’avais pourtant passé la seule difficulté du parcours dans les premiers km et commençant à m’essouffler sur une allée que je pensais plate. Le parcours traverse la Seine à nouveau pour aller rive gauche, et les encouragements du public massé sur le pont Jeanne d’Arc redonnent de l’énergie malgré la bosse que représente celui-ci. Les kilomètres suivants sont moins cassés et me permettent de me rendre compte que je vais peut-être pouvoir tenir mon allure un peu au-dessous de 4:10/km jusqu’au bout.

Le ravitaillement en eau un peu avant le 5ème km est efficace avec un gobelet d’eau tendu par une bénévole. Le public est un peu plus clairsemé au fur et à mesure qu’on s’éloigne du centre, de même que les coureurs. J’en profite pour me caler sur certains d’entre eux qui courent à peu près à la même allure. Vers le 6ème kilomètre, le parcours fait demi-tour et revient vers le centre / la Seine, en passant par une voie routière enterrée. Il y a désormais plus de descentes que de montées.

Km 7 : Alors qu’il reste environ 3 kilomètres à courir, on revient près des ponts et du départ, on croise les sas partis après nous qui effectuent le parcours dans l’autre sens. De nouveau, il y a beaucoup de public, avant qu’on commence les longues lignes droites sur les quais de Seine de la rive gauche. On descend au niveau des quais qui sont moins bien éclairés et peuplés en supporters, dans un premier temps en passant derrière les docks, avec quelques sections pavées. Au 8ème km et après plusieurs virages assez secs, il nous reste une dernière ligne droite de 2 km vers l’arrivée qu’on aperçoit au loin grâce à tous les spots lumineux projetés dans le ciel. Ayant réussi à maintenir mon allure, et malgré la FC à bloc depuis le départ, le « plus dur » semble fait. Si les quais de Seine sont moins animés que le reste du parcours, on retrouve progressivement sur le dernier kilomètre le public très nombreux, tout en faisant attention à notre cheminement dans ce passage en bord de fleuve qui commence à être bondé et pas forcément très lumineux.

Allure et FC par km41:26 · 4:07/km · FC moy. 193
4:10
4:05
4:07
4:09
4:09
4:04
4:09
4:07
4:09
4:01
4:20
160180200
12345678910+0,1

L’arrivée apparaît après une dernière bifurcation en passant sous le pont du départ, elle est pleine de flashs et avec beaucoup d’ambiance. Avec cet éclairage, les photos prises sur la ligne d’arrivée sont magnifiques. Je la passe avec 41min26, un record avec un temps très encourageant pour ma prépa en cours !

Passé la ligne d’arrivée, on retrouve les meneurs d’allure que je n’ai pas suivis, étant pile entre celui de 45min et celui de 40min au loin.

Un ravitaillement assez complet est proposé avec eau, fruits secs/sucre, coca, madeleines, barres de céréales.

Par contre, et c’est la vraie déception, aucune médaille n’est remise pour l’arrivée d’un 10km de cette envergure. Seuls le semi et le marathon auront une médaille en métal très réussie à l’arrivée le lendemain. Pour l’anecdote, même les courses pour enfants qui se déroulaient dans l’après-midi du samedi proposaient une médaille en bois à l’arrivée ! C’est dommage, d’autant que le 10km est probablement l’épreuve phare de l’événement, et constitue un effort engageant si on le court à fond : cette course m’a à nouveau prouvé qu’on court la distance « sur le fil du rasoir », toujours proche d’aller trop vite et d’exploser en cours de route. Un point d’amélioration pour la 9ème édition, quitte à proposer la médaille en option ?

L’arrivée propose un espace assez large pour souffler après cet effort, directement sur les quais de Seine. Le village d’arrivée reste ouvert jusqu’à 23h30 avec food trucks, DJ, animations, c’est aussi un vrai plus en termes d’ambiance.

Les conseils

  • ÉcouteursInterdits sauf s’ils sont en « open-ear ».
  • Accès au départSas organisés en « T », suivre les panneaux pour ne pas se retrouver coincé du côté opposé à son entrée.
  • DépartLe départ des premiers sas est très dense. Pas grave si on n’est pas tout à fait dans son allure sur les 500 premiers mètres. La côte qui suit permet si besoin de ralentir, et l’étalement du peloton qui reste assez fourni permet de se caler sur des groupes de son niveau.
  • DéniveléAprès une première bosse au départ, garder en tête qu’il y a quelques faux plats jusqu’au 5ème km environ.
  • ObstaclesPas de grand danger. Devant la cathédrale, garder un œil sur la chicane qui bifurque vers la gauche. Poteaux au sol vers le 2ème km (descente rue Jeanne d’Arc), et quelques zones où la chaussée n’est pas toute plate. Éviter de courir sur les côtés pendant dernier km, peu éclairé et bordé de monde.
  • ViragesEn épingle vers les km 3 et 8.
  • Ligne droiteÀ la fin, les 8 et 9ème km sont plats et droits ce qui permet de bien dérouler, garder de l’énergie jusqu’à ce finish est donc plus rentable que de se donner au début.

Conclusion

Un très beau week-end de course à Rouen avec ce format de 10km en nocturne que je découvre, je pense avoir une préférence pour les 10km le soir ! Cet horaire est bien exploité, on profite de la ville de Rouen bloquée en grande partie à la circulation le samedi soir, le parcours est globalement bien éclairé et c’est même une signature visuelle bien exploitée au départ et à l’arrivée. Le parcours est une boucle bien pensée qui permet d’aller assez vite, et repasse à plusieurs reprises au cœur de la foule.

L’organisation (dossard, chrono, ravitaillement à mi-parcours et à l’arrivée) a été un sans-faute, me permettant de réaliser une course qui m’a bien plu. Pour un dossard à 31€, elle se contente en revanche du minimum concernant les éléments remis aux coureurs : l’absence de médaille est une vraie déception si cela a une importance pour vous.

La bonne surprise aura été l’ambiance sur le parcours, le bon esprit et les encouragements rencontrés parmi tous les coureurs, les animations et le village d’arrivée.

Le verdict

Le chrono4/5

Le parcours est globalement roulant et offre une belle densité de coureurs de tous niveaux, malgré tout quelques difficultés : une montée au début, quelques faux plats et des virages en épingle qui peuvent casser le rythme.

L'ambiance4/5

Un 10km nocturne survolté avec un esprit local et accueillant. Malgré quelques zones un peu plus creuses, le nombre de participants attire une bonne partie de la ville sur le parcours, qui repasse plusieurs fois par des zones pleines de monde.

La carte postale3/5

Sur un 10km nocturne, on ne vient pas forcément chercher de super paysages. Quelques points d'intérêt à noter comme le passage devant la cathédrale, ou les quais de Seine pas déplaisants.

Les prestations2/5

Un 10km très bien organisé pour ce qu'on attend de lui avant tout : départ, ravitaillement, chronométrage… Le bonus est le village qui permet de profiter de l'ambiance, mais le strict minimum est de mise pour ce qui est remis aux coureurs : t-shirt payant, et surtout aucune médaille !